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lundi 11 mars 2013

Le Yukigassen ou "la bataille de boules de neige"

Mais avec quoi vient-il ? Ce n'est pas du sport ça, c'est juste un jeu. Hé bien oui, c'est un jeu et comme aujourd'hui en Belgique Madame Neige a décidé de faire son grand retour, je voulais vous parler d'un sport d'hiver trop peu connu. A priori il faudra attendre vachement longtemps pour que le Yukigassen devienne un sport olympique mais bon, on fera avec. 

Mais alors qu'est-ce que le Yukigassen ? Hé bien lorsque nous, citoyens lambda nous lançons quelques boules entre deux voitures, il faut savoir qu'il y a, dans le monde, des experts en la matière. Le sport nait en 1988, au Japon. Le principe est simple : 7 contre 7 le premier qui élimine toute l'équipe adverse (en touchant les joueurs avec des boules de neige bien sur) a gagné. Ou bien on peut également aller choper le drapeau de l'équipe adverse, mais c'est plus dur... Les matchs se déroulent en trois manches de trois minutes. Et le premier à deux a gagné vous l'aurez compris. Voici deux vidéos, une explicative, et une qui montre à quoi ressemble ce sport fort atypique !



lundi 4 février 2013

Les Ravens au sommet du football US

Quelle nuit ! Quelle épopée ! Cette nuit avait lieu le Superbowl depuis la Nouvelles-Orléans. Autant dire que les States ont retenu leur souffle durant toute la soirée (la nuit en Europe). Dans l'antre magnifique des Saints, on a vu s'affronter les Baltimore Ravens (tombeur des Patriots en finale de conférence, et ça c'est bien triste) face aux San Francisco 49ers.

The Brother Bowl !
Ce 47ème Superbowl avait également un petit nom (pour une fois) : le Brother Bowl. En effet, les deux coach principaux des deux équipes sont frères : Jim et John Harbaugh. Autant dire qu'à la fin du match l'ambiance dans la famille ne serait plus la même quelque soit l'équipe qui gagnait. Soit !

Après une première mi-temps à sens unique, ce sont les Ravens qui rentrent au vestiaire avec une avance assez confortable puisqu'ils mènent 21 à 6.

Les Destiny's Child de retour
Et puis là, le halftime show, avec Beyoncé. Pour tout dire j'ai quand même préféré Madonna l'année passée, mais il faut avouer que la copine de Jay-Z sait gérer son audience quand même. Et puis, point d'orgue du show, la recomposition des Destiny's Child. Revoir Kelly Rowland est toujours sympathique, et la troisième dont personne ne connait le nom (et qui ne chante pas beaucoup non plus) mais joue toujours aussi bien son rôle de troisième roue du vélo (après vérification, elle s'appelle Michelle Williams, j'irai dormir moins bête!).

Et puis, c'est la reprise. Pour enfoncer le clou, Kobe Jones se fait plaisir sur le kickoff return, avec un run de 109 yards (record dans l'histoire du Superbowl). Et après 12 secondes en deuxième mi-temps c'est déjà 28 - 6. Autant dire qu'à ce moment-là on se dit que la bande à Joe Flacco (Ravens) est bien partie pour soulever le trophée Vince Lombardi. Et là, c'est le drame : la moitié des lumières du Mercedes-Benz Superdome tombent en rade. On arrête le jeu, et les journalistes (aussi bien de la BBC que de CBS) évoquent déjà la possibilité de reporter le match. Mais impossible n'est pas américain et après 35 minutes d'interruption, on reprend le match. 

C'est là que Colin Kaepernick et les siens (49ers) décident de se mettre en route. Après un touchdown, un sack et un fumble (le tout en moins de 6 minutes) ils reviennent à 28-23. Et là on se dit que l'exploit est possible. Le quatrième quart commence. Les kids de Baltimore (qui sont certainement soutenus par le Kid de Baltimore aka Michael Phelps) terminent un drive avec seulement un petit field goal. Sur le drive suivant c'est Kaerpernick qui prend ses responsabilités et inscrit le touchdown de tous les espoirs. Là-dessus, San Francisco décide de tenter la conversion à deux points, et c'est manqué. C'est donc 31-29.

Joe Flacco : le MVP du Superbowl 2013
Un field goal des Ravens plus tard, il reste, aux nouveaux coéquipiers de Randy Moss (49ers) quatre minutes et l'obligation de marquer un touchdown pour espérer remporter le Superbowl. Manqué. Mais à 4 secondes de la fin un safety vient entretenir le suspens : c'est 34 - 31 pour les Ravens qui doivent punter. Tout repose donc désormais sur les épaules du punt returner de San Francisco. Mais ce dernier n'arrive pas à se faufiler dans les mailles des Ravens qui remportent donc ce 47ème Superbowl qui n'a vraiment pas manqué de spectacle ! Flacco (quarterback des Ravens) est élu MVP (Most Valuable Player) du match.


Pour voir les temps forts de ce match à rebondissements, c'est ici.

mardi 23 octobre 2012

The Miami Dolphins Cheerleaders

Qui a dit que les LipDub étaient has-been ? Certainement pas les cheerleaders des Miami Dolphins. La franchise de l'AFC (American Football Conference) actuellement troisième de sa division (derrière les New England Patriots et les New York Jets) n'a pas lésiné en envoyant sa team de premières supportrices en République Dominicaine. Ils en ont d'ailleurs profité pour les mettre en scène. Enjoy !


Merci à T. R.

samedi 29 septembre 2012

Le horse-ball

Et non, ce n'est pas un titre choc, c'est bien un vrai sport dont je vais parler ici, le horse-ball en l'occurrence. Vous connaissez le Quidditch ? Sport imaginé par J. K. Rowling dans la saga Harry Potter. Hé bien on n'est pas très loin. Vous enlevez le Vif d'or et les Cognards, il reste le Souaffle, balle pas très ronde, facilitant la prise en main. Sur les trois goals du Quidditch (les panneaux de basket verticaux) vous n'en laissez qu'un seul et vous lui ajoutez un filet. Enfin, remplacez les balais volants par des chevaux. Voilà, vous avez du horse-ball, ou presque (du moins si vous connaissez Harry Potter et que vous avez suivi ce que j'ai dit). 

Voilà comment on marque. Comme au basket mais en vertical !
Petit bout d'histoire

Le Horse-Ball tient ses origines du Bouzkachi, jeu pratiqué par les Afghans. L'activité séparait deux équipes qui devaient « s'arracher le cadavre d'une chèvre décapitée ». On suppose également que le Horse-Ball aurait des liens avec le Pato argentin. Ce sport, réputé dangereux, consistait à tirer sur un sac en cuir contenant un canard. L'équipe qui n'avait pas réussi à attraper le canard, devait courir après l'adversaire pour tenter de soutirer le petit animal. Le Pato argentin est interdit en 1882 mais refait rapidement son apparition en France grâce au Capitaine Clave qui en change les règles. Dès lors, nait le Horse-Ball.

A ce jour, huit nations participent aux Championnats d'Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Portugal. Cette discipline mixte s'inspire d'abord du basket-ball, dont on retrouve l'adresse et la rapidité du mouvement de la balle, ensuite du rugby pour sa vivacité et son jeu de passes, et enfin de la voltige qui procure équilibre et agilité. Le règlement est sévère quant au respect du cheval (contrôle et présence vétérinaire avant et pendant les rencontres). Il est conçu afin de garantir un maximum de sécurité aux cavaliers et à leurs chevaux.

Presque trop facile de ramasser la balle grâce aux sangles...
Le jeu

Un match dure 20 minutes soit deux périodes de 10 minutes, séparées d'une mi-temps de 4 minutes. Deux équipes de 6 cavaliers  (dont 4 sur le terrain et 2 réservistes) s'affrontent. Après avoir effectué au moins trois passes entre trois cavaliers différents de la même équipe, ils vont tenter de lancer la balle dans le goal adverse situé à l'extrémité du terrain (qui mesure au minimum 60 m x 20 m). Le ballon est muni de six anses de cuir qui permettent le ramassage sans mettre pied à terre. La balle doit impérativement se ramasser en mouvement  et ne peut être tenue en mains plus de 10 secondes par un même cavalier.

Les cavaliers ayant souvent les deux mains occupées par le ballon, le cheval dispose d'une grande liberté d'action, et son dressage (en plus du dressage traditionnel visant à accroître sa mobilité) inclut l'intégration d'automatismes, notamment sur les marquages et les trajectoires. D'ailleurs, les chevaux apprécient souvent cette discipline en raison de la liberté relative qui leur est accordée, ainsi que du contact avec des congénères, qui permet de satisfaire leur instinct grégaire.
Et voici comment se déroule un match :

Les informations de cet article (historique et jeu) proviennent du site de la fédération belge de horse-ball.

samedi 22 septembre 2012

La NBA pour les nuls

Je vous avais expliqué dans un précédent article comment fonctionnait une saison en NFL. Voyons maintenant pour la NBA. Qu'est-ce qu'il y a de particulier en NBA ? Le championnat de basket aux États-Unis connait deux temps. Il y a premièrement la saison régulière et ensuite les play-offs. Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment faisaient les Kobe Bryant (LA Lakers), LeBron James (Miami Heat) et autres Derrick Rose (Chicago Bulls) pour arriver à tenir le rythme des matchs imposés par le calendrier NBA? Car oui, ces sportifs ont une saison régulière de 82 matchs. On est loin du rythme imposé dans le basket européen (il y a par exemple seulement 34 matchs pour une saison régulière dans le championnat français). Ce nombre à peine croyable de matchs permet de mieux comprendre pourquoi on peut voir jouer certaines équipes deux à trois fois sur une semaine. 

Alors comment se décortique une saison pour une équipe ? Tout d'abord, il faut savoir qu'en NBA, il y a trente équipes, ou franchises, qui sont réparties dans deux conférences de quinze franchises : la conférence Ouest et la Conférence Est. Elles sont toutes les deux divisées en trois divisions, dans lesquelles évoluent chaque fois cinq équipes.

Mais comment arrive-t-on à un nombre si important de matchs au terme d'une saison régulière? C'est assez simple. Les adversaires affrontés dépendent de la division dans laquelle l'équipe se trouve. En effet, chaque équipe doit disputer en saison régulière 4 rencontres contre les équipes de sa division (16 matchs), 3 rencontres contre chaque équipe des autres divisions de la même Conférence (30 matchs), et 2 contre chaque équipe de l'autre Conférence (30 matchs). Ce qui porte le total à 76 matchs. Les 6 matchs restant représenteront un match supplémentaire a jouer contre une équipe de leur conférence (mais hors de leur division). A noter que le calendrier ne respecte pas vraiment de logique, un soir une équipe peut allez affronter Miami et le lendemain Los Angeles.

Prenons l’exemple des New York Knicks. Dans une saison, ils affronteront à quatre reprises les équipes de leur division (atlantique) en l’occurrence Philadelphie, Boston, Brooklyn (anciennement New Jersey) et Toronto, ce qui nous fait déjà 16 matchs. Ils affronteront à 3 reprises les autres équipes de leur conférence (Est) ce qui porte le total à 46. Ils affronteront à 2 reprises les équipes de la conférence Ouest, ce qui porte le total à 76. Enfin, ils joueront leur six derniers matchs contre des équipes de la conférence Est, exceptées les équipes de la division atlantique puisqu'ils en font partie.

Après la phase classique, qui dure généralement de fin octobre à mi-avril, on assiste de la deuxième partie du mois d'avril à début juin, aux play-offs. Au cours de cette partie de championnat, les franchises qui se qualifient jusqu'à la finale (comme les Miami Heat l'an dernier, et tenants du titre), la saison peut encore se rallonger pour un maximum de 28 matchs. Un joueur peut donc, s'il ne se blesse jamais, disputer de 82 à 110 rencontres sur une saison. Celle-ci commencera d'ailleurs le 30 octobre 2012, cette année. Encore seulement un peu plus d'un mois à attendre avant de revoir les parquets américains.

Le 30 octobre ce sera le retour des stars NBA sur les parquets. Qui succédera aux Heat? Réponse en juin 2013 !

dimanche 16 septembre 2012

La NFL pour les nuls

Ce week-end, c’est déjà la deuxième journée du championnat de football américain, un sport qui attire de plus en plus en Europe, surtout grâce à l’attrait de fin de saison du Superbowl : la fameuse finale sportive, mais aussi publicitaire et digne des plus grands shows. On l’a encore vu la saison passée, avec le concert de Madonna à la mi-temps. Elle a succédé aux Black Eyed Peas ou encore aux Rolling Stones. En bref, c’est du grandiose. Si ce match de prestige est devenu un de vos rendez-vous incontournables de l’année, mais que vous n’arrivez toujours pas à comprendre d’où vient ce sport, et comment fonctionne la NFL, voici un petit aide mémoire qui vous sera des plus utiles.

Alors tout d’abord pourquoi football ? Parce que le football, en Europe, on le connait assez bien et ça se joue avec les pieds et un ballon rond. Alors pourquoi les Américains ont piqué l’idée alors que ça n’a rien à voir ? Et bien justement ça n’a rien à voir. Là où la conception européenne du football  vient du pied, la conception américaine vient du ballon. En effet, ce ballon ovale mesure 30cm de hauteur, soit la taille d’un pied, d’un foot, d’où le football.

Les 32 franchises de NFL
Aux Etats-Unis, l’équivalent de la Ligue 1 est la NFL. Qui est l’égal de la NBA pour le basket, la MLB pour le baseball ou encore la MLS pour le … soccer ! La NFL, fondée en 1920, est aujourd’hui composée de 32 équipes. Cependant, comme pour les autres sports, il n’y a pas de système de montée ou descente de division. Ces 32 équipes sont divisées en deux Conférences : l’AFC (American Football Conference) et la NFC (National Football Conference). Les 16 équipes de chaque conférence sont elles-mêmes divisées en quatre groupes : Nord, Sud, Est et Ouest. La saison régulière est composée de 16 matchs, qui se jouent sur 17 semaines. Chaque équipe a donc une semaine de repos, et on se rend vite compte qu’en 16 matchs, une franchise ne rencontre pas toutes les autres franchises de la NFL. En effet, les organismes des joueurs sont tellement mis à l’épreuve que les faire jouer à la même périodicité que les joueurs de NBA, les blessures seraient encore plus nombreuses. 

Comment est fait le calendrier alors ? Une franchise rencontre deux fois chaque équipe de leur division (6matchs), une fois chaque équipe d’une division de la même conférence (4matchs), une fois chaque équipe d’une division de l’autre conférence (4 matchs), et enfin les deux équipes ayant finit à la même place que l’équipe dans les divisions de la conférence (hors celle choisie ci-dessus). Ce qui fait 16 matchs. 

Les franchises par Conférences et Divisions
 Après ces 16 matchs, on passe de la saison régulière aux play-offs. Sont donc qualifiés pour la suite des évènements, pour chaque conférence : les premiers de chaque division des deux conférences, ainsi que les 2 meilleurs deuxièmes. Cela fait donc, en tout six équipes par conférences. Celles-ci sont classées de #1 à #6. Pour le premier tour des play-offs, le #6 se déplace chez le #3, le #5 chez le #4, #1 et #2 se reposent. C’est ce qu’on appelle le Wild Card Round. Au second tour, appelé le Divisonal Round, les deux vainqueurs (6-3 et 5-4) se déplace chez les #1 et #2. Ensuite, on assiste aux finales de conférences, qui se jouent entre les deux dernières équipes de chaques conférences. Ce sont les finales AFC et NFC. 

Les deux franchises qui remportent la finale de leur conférence accèdent au plus grand événement annuel aux Etats-Unis : le Super Bowl, qui a lieu en général début février. Même si c’est un sport de phases arrêtées, le football américain n’en reste pas moins un sport spectaculaire, à découvrir. Pour des vidéos, ou des infos sur les franchises : www.nfl.com.

Ça c’est pour le fonctionnement du championnat. Les règles, c’est autre chose, mais cette vidéo peut vous donner un avant-goût et un peu mieux comprendre ce sport. 


mercredi 29 février 2012

New World Record : Joe Ayoob !

Et voilà, c'est fait, Joe Ayoob a battu le record du monde qu'il projettait de battre depuis un petit temps déjà. Cet ancien quarterback de Californie jouait en AFL. Lors de ses deux saisons il a effectué pas moins de 280 passes ! Mais son meilleur lancer est incontestablement celui-ci ! En effet, il a battu le record du monde de distance sur un lancer d'avion en papier ! Amazing ! Il a fait parcourir un total de 69,14 mètres (226 pieds et 10 pouces) à son avion. Il bat le précédent record, datant de 2003, de plus de 6 mètres ! Un véritable exploit donc qui restera dans les annales !

Le projet a débuté il y a un an, et le concepteur, de l'avion, John Collins, avait pensé d'abord à deux autres quarterbacks avant de choisir Ayoob. Celui-ci s'est d'ailleurs félicité de ce record du monde.


Un autre détient, depuis 1997, le record de l'avion en papier qui reste le plus longtemps dans les airs. Il s'agit de Ken Blackburn, avec 27,6 secondes et un avion de type planeur. De vrais sportifs donc qui font rêver des milliers de personnes qui ne savent pas quoi faire de leur journée, à n'en pas douter.

dimanche 17 juillet 2011

Phil 'The Power' Taylor

Haaaa les fléchettes, sport de café par excellence, on y joue souvent très mal, en faisant semblant de viser et en ne sachant pas très bien où l'on tire... Pourtant pour certains, ce jeu est devenu un sport, alliant concentration et précision. Et il y'en a un qui se démarque des autres : Phil Taylor. Cet Anglais, né en 1960, est le champion incontesté de sa discipline. Son surnom : The power, vient du fait qu'il a remporté plus de 150 tournois professionnels, et est également détenteur d'un impressionnant record : il est 15 fois champion du monde ! Entre 1995 et 2002, il a d'ailleurs conquis les huit titres d'affilée. Alors oui vous allez certainement dire que ce n'est pas un vrai sport, qui demande de l'effort physique. Je vous l'accorde. Néanmoins, pour arriver à une telle précision dans le geste il faut s'être entrainé des heures et des heures d'affilée, comme un sportif à part entière. Je ne vous taperai pas sa biographie ni son interminable palmarès mais si vous y tenez, vous trouverez ici ce que vous voulez.

Au-delà de tous ses titres, il est également le premier à avoir réussi ce que l'on appelle un "nine darters" à la télévision. Le nine darters consiste à arriver à 0 en partant de 501, avec seulement 9 flèches, en trois tour donc. Pour ce faire, rien de bien compliqué : au premier tour, faites 180 (triple 20 + triple 20 + triple 20), faites pareil au second tour et enfin au troisième tour il faut faire 141 en finissant par un double soit un triple 20, un triple 19 et un double 12. Facile je vous disais... Regardez plutôt cet exploit immortalisé pour la première fois en télévision en 2002 : 


Evidemment, ce n'est pas la seule combinaison possible, et c'est même réalisable plusieurs fois par match ! Ici Taylor en 2010 contre James Wade en finale de la Premier League. Vous remarquerez que la combinaison du premier nine darts de la vidéo est différente de l'exemple que j'ai donné plus tôt... Ici on a T20-T19-T19 / T20-T20-T20 / T20-T17-D18 ... Il gagnera d'ailleurs le tournoi.


Un petit tableau de ses (jusqu'à présent) neuf "nine-dart finishes" 


Si un jour vous vous retrouvez face à une cible et que vous vous dites que ce n'est pas un sport, essayez, juste pour le plaisir, si vous êtes novices du moins, de mettre les trois flèches dans le 20... Peut-être que vous considérerez ce jeu comme un sport, non pas physique mais d'adresse, j'en conviens, mais un sport quand même.

mercredi 13 juillet 2011

C'est pas sorcier

Comme tout le monde, vous avez certainement entendu parler de la sortie du dernier opus d'Harry Potter (ou bien vous venez de passer deux mois en Antarctique). A cette occasion, je ne dérogerai pas à la règle et je parlerai de ça aussi ! Le monde de J.K. Rowling abrite un sport très populaire parmi les sorciers : j'ai nommé le Quidditch. Un balais volant pour chaque joueur, 3 buts (des cercles en hauteurs) pour chaque équipe et quatre balles : deux cognards, un souaffle et un vif d'or. Cette dernière balle faisant remporter 150 points. Enfin bon, l'intérêt du sport est surtout qu'il se déroule dans les airs grâce aux balais volants. Mais alors comment faire dans le monde bien réel ? Hé bien avec des balais pas volants, un vif d'or en forme d'homme déguisé en jaune, et 14 joueurs qui vont dans tous les sens sans qu'il y ait réellement de tactique. C'est du moins l'impression que ça donne ! Car oui, le quidditch existe bel et bien dans le monde "moldu". D'ailleurs, en novembre de l'année passée, à New-York, ont eu lieu les premiers championnats du monde de quidditch... 

Comme disait l'autre : "On n'arrête pas le progrès" ... Ou pas



lundi 11 juillet 2011

Sports gaéliques

Aujourd'hui, je ne parlerai pas de sports méconnus lointains, comme je l'avais fait avec le kabbadi, par exemple, mais bien des sports méconnus européens, et plus précisément irlandais. Car oui, en Irlande, il existe plusieurs sports beaucoup plus populaires que le football ou le rugby. On note le hurling, la camogie (variante féminine du hurling) le football gaélique, le handball gaélique (qui, contrairement à ce que son nom peut faire croire, est un mix entre le squash et la pelote basque) et le rounders (ancêtre du baseball).
 
Le hurling (et la camogie)

Les plus anciennes traces écrites du hurling remontent au 7e - 8e siècle, quand des moines ont mis par écrit nombre de traditions orales parfois anciennes. La brutalité du jeu provoque son interdiction du 16e au 18e siècle. La fin du 19e siècle marque un renouveau pour le hurling, mettant au monde deux variantes : Iomaint au sud de l'ile et Camànacht à Dublin. Le Camànacht se rattache finalement au hockey sur gazon, tandis que l'Iomaint donne naissance au hurling moderne. Le hurling se joue avec une crosse appelée hurley ou camán utilisée pour taper dans une balle nommée sliotar. Le jeu se joue à 15 contre 15. Le terrain mesure 140 m de long pour 80 m de large. La balle (le sliotar) est légèrement plus grosse et beaucoup plus dure qu'au tennis. Cette balle peut atteindre la vitesse de 110 km/h. Les équipes sont constituées d'un gardien de but, de 6 défenseurs, de 2 milieux de terrain et de 6 attaquants. Les attaquants commencent la partie du côté de la défense adverse. Il n'y a qu'un seul arbitre sur le terrain. Il est néanmoins aidé par plusieurs juges de ligne. On n'a le droit de ramasser la balle qu'avec la crosse (le hurley). La balle peut être passée avec la crosse, la main, ou d’un coup de pied. Par contre, on ne peut la déplacer qu’avec le bout de la crosse ou avec la main pendant quatre pas. Au hurling, il n’y a pas de hors-jeu, d’où l’intérêt d’envoyer le sliotar loin devant. Le solo-run est autorisé. Si le joueur veut intercepter une balle à la main, il doit garder un pied à terre. Le hurling est aussi un sport de contact : on peut repousser le joueur par l’épaule mais les coups de coude ou de hanche sont interdits. La balle de hurling évolue principalement en l'air et est souvent frappée à hauteur du visage d'où un risque certain d'accidents graves.


Le hurling est considéré comme étant le sport d’équipe le plus rapide sur gazon. La version féminine, la camogie, ne diffère presque pas de son cousin masculin, excepté qu'un match féminin dure 60 minutes pour 70 chez les hommes. Le hurling partage un certain nombre de règles et de structures, comme le terrain, le nombre de joueurs, la manière de compter les points et une partie de la terminologie avec le football gaélique.

Le football gaélique

Quelles différences alors avec le hurling s'il y a tant de points communs me direz-vous ? Hé bien tout d'abord le ballon. La balle de foot gaélique est, en quelque sorte, le croisement entre une balle de foot et une balle de volley. En football gaélique on oublie également la crasse, tout se fait au pied ou à la main. Si le jeu ressemble à un mélange de rugby à XV et de football, il est moins violent que ces derniers, puisque le plaquage et le tacle sont interdits. Néanmoins les contacts d'épaules contre épaules sont autorisés. Tous les matchs de football gaélique font 60 minutes, divisées en deux mi-temps de 30 minutes chacune. Les matchs du championnat national senior font exception à cette règle : ils durent 70 minutes avec deux mi-temps de 35 minutes. Un match ne pouvant se terminer par un match nul, deux solutions existent en fonction des compétitions : on rejoue le match ou on joue une prolongation de 20 minutes (avec deux mi-temps de 10 minutes). Une dernière particularité : le règlement de football gaélique stipule que c'est un sport strictement amateur !


Le handball gaélique

Le jeu se pratique à deux, trois ou quatre joueurs. La plus importante différence avec le squash est que les joueurs frappent la balle avec leur main recouverte d’un gant au lieu de le faire avec une raquette. On peut se servir indifféremment des deux mains. Il est plus que probablement à l'origine du handball américain qui ressemble très fort à celui-ci.


Rounders

Ici le sport est plutôt d'origine britannique. Mais ce qui est certain, c'est que ce sport est un ancêtre du baseball. Mais ici, le lanceur est obligé de lancer la balle en dessous de l'épaule, comme au softball (baseball féminin) et contrairement au baseball (où la balle est lancé par dessus l'épaule). 


dimanche 3 juillet 2011

L'Iron Man est Belge

Le triathlon, un sport qui en réunit trois : natation, cyclisme et course à pied. Les distances varient selon le type de compétition. 
 
Nom de la distance Natation Cyclisme Course à pied
Sprint 750 mètres 20 kilomètres 5 kilomètres
Courte Distance (dit CD, DO ou A) 1500 mètres 40 kilomètres 10 kilomètres
Moyenne Distance (MD ou B) 3000 mètres 80 kilomètres 20 kilomètres
Longue Distance (LD ou C) 4000 mètres 120 kilomètres 30 kilomètres

A ces quatre types de distances, il faut en ajouter une cinquième. Certainement la plus dure, la plus éprouvante mais surtout la plus prestigieuse : l'Ironman. 3,8 km de nage, 180km de vélo et 42,195km (un marathon) à pied. Un truc de grands malades quoi !! A ce petit jeu là les Belges ne sont pas trop trop mauvais : un Brugeois, Marino Vanhoenacker vient d'ailleurs de battre le record du monde, qui était détenu par un autre Belge !

Marino Vanhoenacker à vélo

Marino Vanhoenacker à pied

Pour le plaisir, quelques images de l'ironman le plus prestigieux et le plus connu : celui d'Hawaii. 

mercredi 29 juin 2011

Sous l'eau aussi on transpire

Après une grosse semaine d'inactivité, je suis de retour, pour le meilleur mais aussi pour de l'insolite !! Et je reprends directement avec un sport : tout le monde connait le hockey sur gazon et le hockey sur glace, mais connait-on assez le hockey subaquatique ? Deux équipes de six joueurs, un palet en plomb, et un jeu au fond de l'eau en apnée. Dû à ces spécificités, ce sport est vraiment dur et couteux à retransmettre. Cependant, les adeptes aiment ce sport car il permet d'évoluer en 3 dimensions ! Voici un petit reportage réalisé par des Canadiens, à propos de ce sport.


France 3 a aussi consacré un reportage à ce sport.

Dans un autre style, il y a le hockey subaquatique de l'extrême ... je vous laisse juger de la folie de ces plongeurs ! (merci à S.J. pour le partage)



Mais il n'y a pas que le hockey qui peut se pratiquer sous l'eau, on trouve également des tireurs : 


Dans un autre style, cette vidéo de l'INA nous montre ce que l'on peut vraiment faire sous l'eau. 

vendredi 17 juin 2011

Le Kabaddi

Non ce n'est pas le lointain cousin de Jaccadi... C'est un sport, asiatique, ma foi injustement méconnu et pourtant très surprenant dans ses règles de jeu.  C'est est un sport d’équipe, originaire d'Inde, et qui s'est popularisé dans toute l’Asie du Sud ainsi qu'au Japon et en Iran. Il est particulièrement répandu au Pakistan, au Bangladesh et dans plusieures partie de l'Inde. Son nom vient d’un mot hindî signifiant « retenir son souffle ». Et c'est là une des règles les plus ahurissantes. Pendant une attaque, le joueur qui rentre dans le camp adverse doit retenir sa respiration jusque quand il revient dans sa partie de terrain. Deux équipes de sept joueurs occupent les moitiés d'un terrain de jeu d'environ 12,5 × 10 mètres. Chaque équipe a cinq joueurs supplémentaires en réserve. Le match est organisé en deux temps de vingt minutes chacun (quinze minutes pour les femmes), avec une pause de 5 minutes entre les deux pour que les équipes changent de côté.

Les équipes envoient à tour de rôle un « raider » du côte de l’équipe opposante, où le but est de tacler et lutter contre des membres de cette équipe avant de courir de son côté. Les membres battus par le raider sortent du terrain. La défense doit former une file en se tenant de la main ; si cette chaîne est « cassée » un membre de l’équipe doit sortir du terrain. Le but des défenseurs est d’empêcher le raider de retourner de son côté avant qu’il n’arrête de retenir son souffle. S’il inspire avant de retourner du côté de son équipe, il doit quitter le terrain. Un joueur doit également quitter le terrain s’il dépasse les lignes extérieures du terrain, sauf pendant une lutte avec un raiderL’équipe opposée gagne un point pour chaque adversaire ayant quitté le terrain. Une équipe gagne deux points (« lona »), quand toute l’équipe adverse est battue. L’équipe avec le plus de points à la fin du match le remporte. Les matchs sont organisés selon l’âge et le poids des joueurs.
Un sport atypique, donc, sans ballon, sans but, sans ligne d'arrivée. Juste deux équipes séparées par une ligne médiane et de l'apnée ! 


samedi 14 mai 2011

La LFL

Après vous avoir fait découvrir ou redécouvrir, c'est selon, les deux sports qui se cachent sous la bannière de l'AFL, il est temps de vous parler de la LFL... Comme je vous l'avais dit, il y avait deux fois le même sport mais avec une approche différente. On a donc vu l'Arena Football, qui reprend le principe du football américain mais sur un terrain de 50 yards et en indoor. Pour la LFL, c'est pareil, alors, quelle est la différence d'approche ?

Le logo de la LFL
La différence, c'est que c'est une league féminine, ce sont donc des femmes qui jouent au football américain. Mais s'il n'y avait que des femmes, ce serait peut-être moins intéressant. Le concept est instauré pour la mi-temps du Super Bowl 2004. Et c'est en 2009 que la première saison de LFL a lieu. Le jeu se dispute sur deux mi-temps de dix-sept minutes chacune, coupées d'une pause de quinze minutes, avec des prolongations en mort subite de huit minutes si les deux équipes sont à égalité à l'issue du temps réglementaire.

Niki Ghazian des Los Angeles Temptation en 2009
L'équipement de protection comporte un casque, une épaulière et des protections aux coudes et aux jambes. Jusque là rien de bien original ni rien qui sorte de l'ordinaire. Mais contrairement aux hommes qui ont un maillot, et tout le reste, les joueuses portent une jarretière, un soutien-gorge sur lequel est noté le numéro de la joueuse et une culotte.

Autant dire que le but est plus que certainement de voir des belles filles que du beau jeu !! Les noms des équipes sont eux-mêmes assez équivoques (entre autres : Philadelphia Passion, Dallas Desire, Denver Dream, Los Angeles Temptation ou encore San Diego Seduction). Lors des deux premières saisons, ce sont les Los Angeles Temptation qui l'ont emporté. En 2010 face aux Chicago Bliss 27 à 14 et cette année face aux Philadelphia Passion 26 à 25.

L'effectif des Los Angeles Temptations
Et en images :




vendredi 13 mai 2011

... peut en cacher une autre

Voici donc le deuxième sport, dont la league a les mêmes initiales que pour l'Australian Football League. Il s'agit de l'Arena Football League.

L'Arena Football League est créée en 1987 comme ligue de football américain en salle. En 1990, un brevet a été attribué à Jim Foster, fondateur de l'Arena Football, pour son idée de football américain salle et son équipement unique. En 2007, les audiences pour les matches sont les plus hautes jamais atteintes. Cependant la crise de 2009 va avoir raison de la ligue. Pendant plusieurs mois, les rumeurs de faillite se font nombreuses. Finalement la ligue fait faillite, pour être refondée en 2010. Une partie des franchises de l'ancienne AFL se réunissent pour former la nouvelle ligue, avec notamment le soutien de la chaine de télévision de la NFL.

Au niveau des règles, rien ne change vraiment par rapport au Football américain classique, si ce n'est trois choses : le terrain ne fait que 50 yards, le punting au quatrième down est interdit et on permet au joueur de n'avoir qu'un pied dans la zone de touchdown pour valider celui-ci, un peu à la manière du championnat universitaire. Pour rappel, en NFL, il faut les deux pieds dans la zone pour accorder le touchdown. La balle est la même qu'en NFL, et les joueurs sont au nombre de 8 par équipe sur le terrain. Le jeu est plus rapide et les touchdowns beaucoup plus nombreux. Cependant personnellement je trouve le jeu justement trop simplifié et moins tactique. On peut avoir un touchdown sur une passe même si l'on est sur sa ligne des 5 yards... Néanmoins, ça permet de voir du Foot US jusqu'en juin et ça ça fait plaisir quand même.




Une AFL ...

Voilà, je commence un petit tryptique de sport, deux dont les league ont les mêmes initiales et deux qui sont les mêmes sports mais avec une approche différente ... Vous comprendrez ! Je commence donc par l'AFL, ou l'Australian Football League. Je vais donc vous faire une petite présentation du football australien. 

Le football australien a été inventé en 1857 par Tom Wills. Après ses études en Angleterre, à l'école de rugby où il était capitaine de l'équipe de football (qui deviendra plus tard le rugby), il rentre en Australie avec l'idée de créer une équipe de rugby. Et c'est le le 10 juillet 1858 que le premier club de football australien est créé, le Melbourne Football Club, toujours actif à ce jour. Le premier match organisé se déroule à Yarra Park et voit s'affronter deux équipes de près de quarante joueurs pendant quatre jours, sur un terrain de près de 500 mètres de long. Tom Wills, entre autres, rédige la première version des règles du football australien à Melbourne en 1859, ce qui en fait le deuxième plus vieux code de football, derrière le rugby, puisque le football ne vit ses règles écrites qu'en 1863 et le football américain en 1869.

Le football australien, le sport roi en Australie


Le sport est donc créé en 1859, et la première saison officielle se déroule en 1897. Le football australien est doté de règles assez simple. Une équipe de Football Australien est composée de 18 joueurs sur le terrain et de 4 remplaçants. Sur le terrain, les joueurs se répartissent en 2 lignes de 3 dans chaque demi-cercle des 50 m, 4 joueurs dans le carré central, et les 2 derniers de chaque côté du carré central. Bien sûr pendant les phases de jeux les joueurs sont amenés à se déplacer sur le terrain et à sortir des zones citées ci-dessus. Cette position traditionnelle ne fait pas l'objet de règles.

Le football australien se joue sur un terrain de cricket, il s'agit d'un ovale de 135 à 185 mètres de longueur sur 110 à 155 de largeur. En comparaison un terrain de rugby mesure environ 100 m de long sur 65 m de large. Le terrain est recouvert d'herbe, bien que dans les régions centrales de l'Australie le terrain est généralement en terre à cause du climat désertique. Plusieurs lignes sont tracées sur le terrain:
  • Une ligne de touche (ovale) qui délimite la surface du terrain
  • Un carré central de 45 m de côté.
  • Un rond central de 3 m de rayon, qui définit la zone de mise en jeux du ballon.
  • Deux demi-cercles de 50 m de rayon indiquant la zone où l'on se trouve à 50 m ou moins des buts.
  • Un rectangle de 10 m de long et dont la largeur est égale à l'espacement entre les poteaux de goal, devant ces derniers.

Le Melbourne Cricket Ground (MCG), peut accueillir jusqu'à 100.000 spectateurs est le plus grand stade de football australien.

Au football australien, les buts sont constitués de quatre poteaux verticaux, qui sont situés sur la ligne de touche de part et d'autre du terrain dans la longueur. Il y a deux poteaux de goal au centre et deux poteaux de behind sur les côtés. Les poteaux de goal doivent mesurer au minimum 6 m et être espacés de 6,5 m. Les poteaux de behind, qui mesurent au moins 3 m, se trouvent de chaque côté des poteaux de goals, l'espacement étant d'environ 6 m. Dans la réalité la hauteur des poteaux est généralement multipliée par deux. 
Pour marquer, il faut que le ballon passe entre les poteaux, de goals ou de behind, les points n'étant validés que si le ballon a été frappé au pied. Si le ballon passe entre les deux poteaux de goal, c'est un goal, ce qui rapporte six points à l'équipe. Si le ballon passe entre un poteau de behind et un poteau de goal, s'il touche un des poteaux de goals avant de passer entre les deux poteaux de goals, ou s'il est touché par un joueur avant de franchir la ligne de touche, cela rapporte un point.  Ce qui fait dire aux détracteurs du foot australien qu'il s'agit du seul sport où l'on marque un point quand on rate le but... Le ballon de football australien est ovale mais il est un peu plus petit qu'un ballon de rugby et beaucoup plus allongé. Fait en cuir, il mesure environ 55 cm de long et 73 cm de circonférence. Il est rouge lorsque le match est joué en plein jour et jaune ou blanc si le match se déroule la nuit. Pour les passes, la balle doit toujours être frappée, que ce soit avec la main ou avec le pied, autrement il y a faute et le ballon est rendu à l'adversaire. 
Au niveau des contacts, dans les règles officielles tous les coups sont permis tant que le joueur garde les yeux sur le ballon et que son intention n'est pas de blesser son adversaire, seule la manchette est strictement interdite. Les plaquages sont permis, mais seulement entre les épaules et les hanches. Aussi, les joueurs n'hésitent pas à se servir de leur coéquipier ou adversaire comme tremplin pour s'élever au-dessus de la mêlée et s'emparer du ballon. Le football australien est assez rude en fait, les joueurs n'ont droit à aucune protection à part le protège-dents ... Un vrai sport d'homme quoi !! 

Arbitre qui fait une remise en jeu
Enfin pour finir ce rapide tour de ce sport, il faut mentionner les arbitres. Au nombre de 7 : trois arbitres de champs, deux arbitres de buts, deux arbitres de touches, et un remplaçant. Les arbitres de champ mettent le ballon en jeu au début de chaque quart-temps et après chaque goal en le faisant rebondir dans le rond central, c'est le bounce. Un joueur de chaque équipe s'affrontent alors dans un duel aérien similaire à l'entre-deux du basket. Ce sont également les arbitres de champs qui accordent les points, sur suggestion de l'arbitre de but. Les arbitres de touches signalent toute sortie du ballon. Le ballon est considéré en touche s'il est sorti complètement du terrain. Si le joueur qui possède le ballon met un pied, ou plus, hors de la zone de jeu la balle n'est pas considérée comme en touche, un peu comme au football européen. Enfin, et c'est peut-être le plus surprenant, ce sont les arbitres de touches qui se charge de remettre le ballon en jeu en le lançant dans l'aire de jeu en tournant le dos à celle-ci !!

Voilà le tour rapide autour du football australien. Je mets également quelques vidéos (des goals, des hits et des highlights) pour que vous puissiez vous faire une petite idée !!